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Une méta-analyse des rendements du maïs et du blé dans les systèmes bas-intrants face aux conventionnels et biologiques

Concevoir des systèmes agricoles durables et productifs à la fois… Des chercheurs de l’Inra viennent de présenter une méta-analyse sur les cultures de blé et de maïs dans laquelle ils démontrent que des systèmes avec peu d’intrants phytosanitaires n’engendrent que de faibles pertes de rendement par rapport aux systèmes conventionnels.

Localisation des 15 expérimentations de systèmes de culture étudiés dans cette méta-analyse : États-Unis (sept sites), Canada (deux sites), France (quatre sites), Suède (un site), Suisse (deux sites) et Norvège (un site). Carte réalisée par L. Hossard avec les librairies ggplot2 (Wickam, 2009) et maptools (Bivand et Lewin-Koh, 2015) du logiciel R (R Development Core Team, 2013).. © Inra, Laure Hossard
Mis à jour le 22/04/2016
Publié le 01/04/2016

Entre les systèmes de culture conventionnels et les biologiques

Les systèmes biologiques et bas-intrants ont été proposés comme moyens pour réduire les impacts environnementaux de l’agriculture. Des études précédentes ont montré que les rendements des systèmes biologiques pouvaient être de 19 à 25% plus faibles que ceux des systèmes conventionnels. Un système intermédiaire, bas-intrant, pourrait être moins dommageable pour l’environnement que des systèmes conventionnels, tout en réduisant les pertes de rendement par rapport aux systèmes biologiques. Dans cette étude, les chercheurs ont réalisé une méta-analyse pour comparer les systèmes bas-intrants aux systèmes conventionnels et biologiques. Cette analyse est basée sur des données d’essais de systèmes de culture menés en Europe et en Amérique du Nord, et porte sur deux cultures majeures : le maïs (Zea mays L.) et le blé tendre d’hiver (Triticum aestivum L.).

 

Des rendements quasi-équivalents avec moins de pesticides

Leur étude montre que l’usage des pesticides a été réduit de manière considérable dans les systèmes bas-intrants, par comparaison avec les systèmes conventionnels pour les deux cultures (en moyenne de 50% pour le maïs et de 70% pour le blé). L’usage moyen d’azote minéral a également été réduit de 36% pour le maïs et de 28% pour le blé dans les systèmes bas-intrants par rapport aux systèmes conventionnels. Les rendements de maïs des systèmes bas-intrants n’étaient pas différents de ceux des systèmes conventionnels, et étaient plus élevés que les rendements des systèmes biologiques (ratio des rendements des systèmes bas-intrants / systèmes organiques = 1,24). Les rendements du blé des systèmes bas-intrants étaient plus faibles que ceux des systèmes conventionnels (ratio des rendements des systèmes bas-intrants / systèmes conventionnels = 0,88), mais également substantiellement supérieurs à ceux des systèmes biologiques (ratio des rendements des systèmes bas-intrants / systèmes organiques = 1,43).

Cette étude est l’une des premières méta-analyses qui estime les performances de systèmes de culture bas-intrant. Elle montre que ces systèmes peuvent nettement réduire l’application des pesticides, sans fortement diminuer les rendements, par comparaison avec les systèmes conventionnels.

Contact(s)
Contact(s) scientifique(s) :

Centre(s) associé(s) :
Versailles-Grignon

En savoir plus

A Meta-Analysis of Maize and Wheat Yields in Low-Input vs. Conventional and Organic Systems, Laure Hossard, David W. Archer, Michel Bertrand, Caroline Colnenne-David, Philippe Debaeke, Maria Ernfors, Marie-Helene Jeuffroy, Nicolas Munier-Jolain, Chris Nilsson, Gregg R. Sanford, Sieg S. Snapp, Erik S. Jensen, et David Makowski, Agronomy Journal, 26 février 2016, https://dl.sciencesocieties.org/publications/aj/abstracts/0/0/agronj2015.0512

A propos de

Ces travaux ont été réalisés en partie dans le cadre du métaprogramme INRA/CIRAD GloFoodS.